Lénablou…pédagogue Imprimer

En novembre 1990, lénablou crée le Centre de Danse et d’Études Chorégraphiques (CDEC) situé dans le quartier de l’Assainissement à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).  Dès sa création, le CDEC a été pensé comme un espace singulier ouvert sur d’autres champs afin de nourrir les appétits artistiques des élèves. Après 20 ans d’existence, le CDEC  est considéré comme un lieu de ressources pour la vie culturelle en Guadeloupe. Quatre élèves du CDEC ont intégré de prestigieuses écoles de danse et compagnies internationales : le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, le Ailey School à New-York, le Rudra Béjart Ballet à Lausanne, la Compagnie Batsheva en Israël.

 

En 1993, après l’obtention de son diplôme d’État en Jazz et en Contemporain, lénablou axe davantage son travail sur la création pour définir son écriture chorégraphique.

 

Toujours en quête de perfectionnement et d’excellence, elle obtient en 2003 le Certificat D’aptitude à enseigner en danse contemporaine où elle défend sa vision pédagogique et chorégraphique basée sur la philosophie du Gwo-ka.

 

 

Son travail fait écho chez de nombreux artistes dont Maurice Béjart qui l’invitera à animer un master-class au Ballet Rudra

Béjart de Lausanne (2003) ainsi que Jean-Claude Gallotta au Centre Chorégraphique National de Grenoble (2002).

 

 

En juin 2006, elle est invitée par le Festival Art à diriger un Workshop à Bogota (Colombie), puis en janvier elle réalise une conférence autour de ses travaux de recherches à la maison du patrimoine à Basse-Terre.

 

À l’initiative de la ville du Moule (Guadeloupe) est mis en place en 2007, le projet « Transhumance de la Techni’ka ». Un projet transversal de formation et de diffusion de la Techni’ka avec des stages, des conférences et la représentation de la création « Grenn Sèl ». Elle continue en juillet 2007, la transmission de son savoir à l’occasion d’une série de stages aux Hivernales d’Avignon qui conduira la compagnie à être programmée à nouveau pour le festival « Quand les régions s’en mêlent… ».

 

En juillet 2008, Lénablou propose un master-class de danse Techni’ka au Festival International de Danse à Toulouse, à l’initiative du danseur et chorégraphe James Carlès. En octobre, elle apporte son aide à l’organisation des rencontres chorégraphiques « Sonis Danse sa Partition » organisées par le Centre Culturel Sonis de la ville des Abymes.

 

En juillet 2009, elle est invitée par Ariry Andriamoratsiresy à Madagascar au festival Labdihy; en septembre elle participe au festival EDANCO de Edmundo Poy (République Dominicaine) et en octobre au festival Danse et Continent(s) Noir(s) de James Carlès.

 

En mars 2010, la techni'ka continue de s'exporter...Le National Cultural Foundation Barbados invite Lénablou à animer un workshop et à encadrer de jeunes chorégraphes. Toujours en mars, elle dispense un master-class aux élèves du Ballet Junior du Conservatoire de Paris - CNSMDP. En juillet, c'est le stage international "Tambours et Danse" qui l'accueille à Montréal (Canada).

 

En 2010, la pédagogue Lénablou se lance un nouveau défi en créant le Centre de Formation en Techni’ka (CFTK). Il s’agit de proposer pour la première fois dans la Caraïbe francophone un cursus de formation professionnelle du danseur en ayant comme techniques de base la Techni’ka et les Techniques Karibéennes.

 

Outre les nombreux master-classes de Techni’ka dispensés par Lénablou tant en Guadeloupe qu'à l’étranger, la pédagogue nourrit les appétits culturels de ses élèves en invitant chaque année des artistes chorégraphiques internationaux tels que Armando Caballero Martèn (Cuba), Pascal Couillaud, Jean-Jacques Vidal, Jean-Guy Saintus (Haïti), Dayron Napolès (Cuba), Julie Adami (Guyane), James Carlès, Alan Danielson (États-Unis) directeur de l’Institut José Limòn de New-York, Andreew Greenwood (Hollande), maître de ballet et chorégraphe en danse classique…et plus récemment Lode Devos, directeur du Ballet de Chemnitz en Allemagne et Kurt Douglas de l'Institut Limòn de New-York.